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Les vitamines A, E et C joueraient, dit-on, un rôle important dans la
prévention des cancers en général et nombre de spécialistes préconisent de
prendre tous les jours un peu de vitamine C, sous la forme d'une orange ou d'un
comprimé de polyvitamines.
Sachez, cependant, qu'en dehors de la lutte contre la formation des
nitrosamines cette fonction des vitamines dans la prévention des cancers n'a pas
encore été scientifiquement démontrée.
DES FACTEURS PRÉDISPOSANTS
- La diminution du
bol alimentaire par réduction des fibres végétales dans l'alimentation, favorise
les cancers digestifs. La prévention des cancers de l'intestin et du côlon passe
donc par une nourriture riche en légumes et en fruits.
- L'obésité et, en
général, la surconsommation alimentaire, favorisent l'apparition d'un cancer.
DES SUBSTANCES CANCÉRIGÈNES
Quelques-unes d'entre elles sont maintenant
bien répertoriées. Parmi les plus connues, citons :
- les alcools forts,
en particulier les alcools de pomme (calvados) sont une origine courante des
cancers de la bouche et de l'œsophage, comme l'atteste le développement de cette
affection dans les régions productrices de ces alcools ;
- les colorants :
tous les colorants ne sont pas cancérigènes, mais il est préférable de ne pas en
consommer ; les plus dangereux, désormais interdits, sont le rouge Soudan, le
brun Soudan, la chryso dine, ainsi que l'amaranthe, ce colorant rouge qui a été
prohibé dans l'industrie alimentaire en 1978 ;
- les édulcorants de
synthèse : ce sont les désormais classiques sucrettes, dont les produits de base
ont été la saccharine, le cyclamate, et depuis quelque temps l'aspartam ; les
deux premiers ont été accusés d'avoir un rôle cancérigène, en particulier lors
d'expériences sur des animaux, mais aux doses habituelles, ils ne présentent
aucun danger ; le cyclamate a cependant été interdit en raison du risque de
malformations fœtales, une menace apparue au cours d'expérimentations animales ;
l'aspartam, de plus en plus utilisé dans les boissons sucrées et les
pâtisseries, ne semble pour l'heure présenter aucun danger ;
- les produit fumés
: les produits fumés, en particulier les viandes et poissons fumés à la maison,
sont fortement cancérigènes en raison de la présence de substances nocives, les
benzopyrènes, à la surface ou sur la peau des produits. Les huiles et les
graisses alimentaires surchauffées engendrent les mêmes substances nocives.
C'est pourquoi il est conseillé de ne pas utiliser plusieurs fois la même huile
de friture. Pour la même raison, il n'est pas recommandé d'employer un barbecue
horizontal, car la chute de la graisse animale dans le foyer, du fait d'une
mauvaise combustion, est à l'origine de la production de benzopyrènes qui, avec
la fumée, se déposent sur la viande. L'utilisation d'un barbecue vertical
présente beaucoup moins de risques.
- les nitrosamines :
ce sont des substances qui se forment à partir des dérivés nitrés, et qui ont un
rôle connu dans la genèse de certains cancers, en particulier ceux de l'estomac.
Les dérivés nitrés sont utilisés sous forme de nitrites dans l'industrie
alimentaire, comme agents conservateurs. On les emploie, par exemple dans la
fabrication du jambon (ce sont eux qui donnent au jambon sa célèbre couleur
rose), du saucisson et de certains fromages. Les nitrés sont aussi en abondance
dans les produits végétaux, notamment depuis l'utilisation intensive des engrais
à base de nitrates. Pour les mêmes raisons, ils sont de plus en plus répandus
dans les eaux de boisson, ce qui pose des problèmes cruciaux dans certaines
régions agricoles, à cause de la pollution de la nappe phréatique.
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