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Un adulte de poids normal doit équilibrer chaque jour ses apports
alimentaires en fonction de ses besoins. Ces derniers sont déterminés par les
dépenses de l'organisme, qui sont de plusieurs types : le simple maintien de la
vie dans notre corps, ou dépenses énergétiques de repos, représente 70 à 75% du
total de ces dépenses. Leur importance est variable d'un individu à un autre,
dépendant essentiellement de la masse musculaire et viscérale. Les dépenses de
repos sont, enfin, régulièrement réparties sur les vingt-quatre heures.
L'activité physique, qui est évidemment différente d'une personne à une
autre, ne représente que 15 à 20% du total des dépenses énergétiques, pour un
sédentaire ne pratiquant pas plus de deux heures de sport par semaine.
Les dépenses nécessaires à la lutte contre le froid, c'est-à-dire à la
régulation de la température du corps, sont négligeables sous nos climats et
dans un environnement chauffé.
Les derniers 10% concernent la production de chaleur survenant après les
repas, pendant la digestion (nous avons souvent chaud après le repas, selon un
phénomène que l'on appelle la thermogenèse post-prandiale). Cette chaleur est
produite par la transformation des aliments.
Enfin, certaines situations provoquent des dépenses accrues : il s'agit de la
croissance, de la grossesse, de la lactation, de la maladie ou de la
cicatrisation des plaies. Il faut en tenir compte lorsque l'on cherche à établir
ses besoins.
Les apports conseillés doivent donc être adaptés aux besoins, qui eux-mêmes
découlent des dépenses moyennes de l'organisme. Pour les adultes ayant une
activité physique modérée, ils sont de 2 000 à 2 500 Cal chez l'homme, et
peuvent varier entre 1 800 et 2 000 Cal chez la femme. Une activité physique
importante, occasionnée par un travail de force ou un sport d'endurance,
entraînera des besoins énergétiques quotidiens plus grands, pouvant grimper
jusqu'à 3 000 ou 3 500 Cal. Dans certaines circonstances exceptionnelles, les
besoins deviennent impressionnants : c'est le cas, par exemple, des courses de
vélo de longue durée (Tour de France), où les besoins des coureurs s'élèvent
parfois à quelque 10 000 kilocalories...
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