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Vers 1920, un Américain établit un régime qui différenciait les aliments
acides des aliments alcalins. L'idéal était de ne manger qu'une catégorie
d'aliments à chaque repas. Même si le partage entre aliments acides et alcalins
a quelque peu varié au fil des années, précisons que les derniers sont les
produits laitiers, les légumes frais et les fruits (y compris les agrumes). Ils
ne se marient donc pas, selon le docteur Hay, avec les céréales, le pain, les
légumes secs, la viande, le poisson et les œufs, qui sont acidifiants. Cette
théorie alimentaire a créé le " régime dissocié ".
Un autre exemple célèbre est le régime de Paul Carton, qui classifiait aussi
les aliments en plusieurs groupes, mais en fonction de leur nocivité. Il
commença par déclarer que l'alcool, la viande et le sucre étaient des aliments "
meurtriers ", avant d'établir une classification plus sophistiquée. Cette
dernière, éditée en 1922, se présente comme une sorte de végétarisme, mais en
plus nuancé car il prend en considération les caractéristiques de chacun et les
contraintes temporaires.
Il distingue les aliments " de feu ", dont il faut s'abstenir : viandes et
poissons gras, alcool, aliments en conserve, fromages fermentés, légumes secs,
fruits et légumes acides, sucre, pâtisseries et pain complet. Puis viennent les
aliments à prendre en quantités modérées : viandes rouges et blanches, poissons
maigres, œufs, lait cru et fromage blanc, miel, fritures, choux et pain bis. Les
aliments conseillés sont le lait et les œufs, lorsqu'ils sont intégrés à un
plat, les huiles végétales, les céréales, les fromages légers, les légumineuses,
le riz, les pommes de terre, les fruits doux et les légumes verts.
Ces précurseurs firent école, et l'on estime qu'il y aurait aujourd'hui de 1%
(en France) à 8% (selon certaines estimations, en Suisse) de végétariens parmi
la population générale (ces chiffres incluent les personnes suivant un régime
apparenté).
Les régimes dissociés font régulièrement la une de l'actualité. Les plus
récents et les plus célèbres d'entre eux établissent des répartitions subtiles
entre certains glucides, lipides et protéines.
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