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L'alimentation habituelle, dans les pays occidentaux, apporte entre 8 et 12
grammes de sel (ou chlorure de sodium), et donc de 3,2 à 4,8 grammes de sodium.
Il provient pour trois cinquièmes des aliments et pour les deux cinquièmes
restants du sel de table. L'indication d'une diminution des apports en sodium
peut être formulée dans de nombreuses maladies.
Le sodium est, en effet, l'élément le plus important des liquides
extracellulaires de l'organisme, et à ce titre, il détermine le volume de ces
liquides.
Ainsi, lorsque nous avons des œdèmes, qu'ils soient d'origine cardiaque,
rénale ou hépatique, une diminution des apports en sel favorisera leur
disparition. Gardez à l'esprit qu'il ne s'agit là que du traitement du symptôme,
et non de la cause : l'arrêt de ce régime entraînera donc la réapparition des
œdèmes.
Ce régime est également prescrit en cas d'hypertension artérielle ; une
alimentation trop salée est en effet considérée comme responsable, en partie,
des chiffres tensionnels élevés que l'on rencontre dans les pays développés.
On prescrit, enfin, un régime pauvre en sel aux personnes traitées par des
corticoïdes.
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