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Les besoins énergétiques globaux doivent se répartir sous forme de glucides,
lipides et protéines. Toutefois, la répartition conseillée par les
nutritionnistes est différente de celle qui est observée dans la plupart des
pays occidentaux.
La ration protéique est respectée, mais celle des lipides est augmentée au
détriment de celle des glucides, ce qui s'explique par le remplacement
progressif des sources traditionnelles des protéines (légumes secs et céréales),
qui étaient pauvres en graisses et riches en glucides, au profit des protéines
d'origine animale, de meilleure qualité il est vrai, mais associées à beaucoup
de matières grasses.
Ce déséquilibre quantitatif s'accompagne d'une mauvaise répartition
qualitative des apports glucidiques et lipidiques. Les lipides contenant des
acides gras poly-insaturés ne sont, en effet, pas assez consommés, alors que
nous mangeons trop de beurre ou de graisse animale cachée dans la viande et les
fromages.
De même, l'amidon, sucre contenu dans les légumes et les céréales, ne
constitue qu'une part trop faible de nos apports glucidiques, à une époque où,
par contre, la consommation de sucres d'absorption rapide ne cesse d'augmenter.
Quant à nos besoins en vitamines, en minéraux et en oligo-éléments, ils sont
en général satisfaits si notre alimentation est suffisamment variée.
Cette dernière doit comporter, en particulier, des céréales, des légumes
verts, des fruits frais, des produits lactés, du poisson et un peu de viande. Il
est nécessaire de compléter l'alimentation du nourrisson par un apport de
vitamine D, ce qui évite l'apparition du rachitisme.
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