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Chez l'homme, ces éléments minéraux sont présents à une dose inférieure à 1
milligramme par kilo de poids.
Leur rôle dans l'organisme est encore mal connu. Certains oligo-éléments font
partie de molécules organiques comme les enzymes (cuivre, zinc, sélénium), les
hormones (iode), les vitamines (cobalt). D'autres, comme le fluor, sont
indispensables, car leur absence entraîne des troubles. Mais leur métabolisme ou
la signification d'un excès ou d'une carence en oligo-éléments sont encore
largement inconnus.
Les oligo-éléments sont acturellement l'objet de recherches importantes. On
pense par exemple qu'il est possible que la taille des enfants soit directement
liée à l'apport de zinc dans l'alimentation : dans les zones de carence en zinc,
comme l'Inde, on a relevé un fort taux de nanisme. Des corrélations du même type
sont connues pour l'iode (son absence provoque des goîtres) et pour le fluor
(atteintes osseuses). L'objectif de ces recherches est d'analyser les modalités
de supplémentation de l'alimentation de tout un pays, en zinc par exemple, dans
un but préventif.
Ces recherches internationales sont conduites par l'OMS et l'UNESCO, qui a
inauguré en 1992 à Lyon l'Institut International des Trace-Elements (ou
oligo-éléments). Le premier objectif de ce laboratoire, qui peut conduire des
recherches sur le terrain dans le monde entier, est d'établir un atlas mondial
des carences et des excès en oligo-éléments.
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