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De nombreuses études tentent de montrer pourquoi la consommation de vin
protège les artères. Les chiffres sont particulièrement éloquents dans le
sud-ouest de la France, région bien connue pour la qualité de sa gastronomie et
de ses vignobles.
- Le nombre de morts
par an à cause de maladies cardio-vasculaires, pour 100 000 habitants âgés de 35
à 64 ans, est de 575 dans le sud-ouest, alors qu'il est de 512 au Japon (pays où
l'on vit le plus vieux en moyenne), de 1 041 à Lille, de 933 à Belfast, de 1 179
à Glasgow. La qualité de l'alimentation est responsable de cette faible
mortalité : cette alimentation se caractérise par la consommation régulière de
vin, mais aussi de beaucoup de pain, de légumes et de fruits (riches en
vitamines C et E).
- Le vin aurait un
effet bénéfique sur les artères, en empêchant la formation des plaques
d'athérome, et on a longtemps cru, que les agents responsables de cette
protection sont les molécules d'éthanol, c'est-à-dire l'alcool lui-même.
- En fait, il
semblerait que l'agent protecteur soit un autre composant du vin, présent en
particulier dans le vin rouge, les phénols. les phénols agiraient en empêchant
l'oxydation du LDL-cholestérol, c'est-à-dire le " mauvais " cholestérol
responsable de la formation de l'athérome dans les artères. Les phénols
agiraient donc en retardant les phénomènes de thromboses des artères. L'alcool,
lui, agirait en empêchant les plaquettes sanguines (à l'origine des caillots
sanguins) de s'agglutiner.
- Toutes ces
tentatives d'explication ne sont pour l'instant que des hypothèses, et il est
bien évident qu'elle ne sont valables que pour une consommation très modérée de
vin, de l'ordre de un quart de litre par jour.
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